Couture, Fibres pleins de sens, Réflexions création éthique

Slow couture

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J’avais envie de vous exposer aujourd’hui dans cet article les principales réflexions que je me suis faite sur la couture et son univers internet durant les longs mois où je n’ai pas blogué cette année. Envie de partager l’évolution de ma vision des choses. Et peut-être fera-t-elle écho à la vôtre d’ailleurs? Loin de moi l’envie de discréditer des marques en particulier! Tout le monde est utile et tout le monde doit vivre et s’exprimer.

La première chose à signifier ici, c’est que je couds maintenant des vêtements depuis 2ans et 1/2. J’estime avoir nettement progressé en technique depuis mes débuts du fait d’une volonté très soutenue de ma part d’en savoir toujours plus en couture. Je me suis pas mal mouillée (il me reste encore du chemin cela dit, je reste humble!) et pour apprendre j’ai râté beaucoup de choses. J’avais à l’époque de mes balbutiements en couture une envie folle et presque compulsive d’acheter. Que ce soit patrons ou tissus, matériel de mercerie ou livres en tous genres, j’avais envie de tout et je voyais la communauté couture instagram et blog tellement active que je pense m’être appuyée sur un certain modèle de consommation couture assez rapidement.

Je voulais coudre beaucoup et vite. Je pense que je cousais alors moins bien que ce que j’aurais dû et que mes choix n’étaient pas assez réfléchis en termes de matière ou de coupe.

Et puis j’ai fait une sorte de burnout (ou de grosse déprime?) au boulot qui m’a empêchée de coudre au rythme que j’aurais voulu cette année et qui du coup m’a involontairement fait décrocher de ma machine à coudre et de la liste de fringues que je m’étais donné pour objectif de coudre pour la semaine 45, le mois de novembre ou même l’hiver entier.

Et en fait contre toute attente, ça m’a fait beaucoup de bien.

Une fois la phase de sevrage dépassée, je me suis remise petit à petit à coudre mais sans pression. Je ne montrais plus grans chose sur ig, mais tant pis, j’avais besoin de me détendre et de plaisir, donc je ne me suis pas pressée. Slow couture quoi.

De ce sevrage couture j’ai retenu plusieurs leçons.

Rien ne sert de courir il faut partir à point.

Prendre le temps pour retrouver le plaisir de coudre. Car c’est le plaisir de coudre qui doit nous pousser. Pas la boulimie consumériste qu’instagram et la blogo nous inspirent l’air de rien à chaque fois qu’on s’y connecte. Ils sont là et ce pour notre plus grand plaisir d’ailleurs. J’adore voir les réalisations des autres membres de ces communautés, découvrir leurs petits trucs couture ect… mais je ne veux plus que cela m’influence en négatif et me stresse ou pire! Me fasse me sentir moins bien.

Regarder au-delà de ce qu’on nous montre.

Je pense aussi que la couture ne se limite pas à ce que l’on nous montre le plus sur les réseaux sociaux. Il y a tout ce qui est tendance et merchandisable si je puis dire. Mais il y a aussi le reste. Et au final je ne veux plus me sentir standardisée dans mon envie de créer! Du coup des fois je coupe ig et la blogo et je regarde sur d’autres canaux ce qui pourrait me plaire. Ce ne sont pas forcément des choses à la mode et tendance et ça ne me rapportera sûrement pas 3 ou 4 followers de plus sur les réseaux sociaux mais tant pis. Perso l’indépendance de ma créativité est un point hyper important pour moi.

N’oublions pas que si la couture est un loisir, elle sert à nous vider la tête, pas à l’encombrer. 

Pour finir, je tiens à signifier que cette année a été également plus globalement l’occasion pour moi de changer certaines habitudes de ma vie quotidienne. Je mange de saison et local depuis 2011 par exemple, mais cette année j’ai aussi eu à coeur de commencer un travail sur la réduction de mes emballages et de poursuivre ma réfléxion sur mes choix de consommation, notamment pour acheter moins mais mieux. La couture est aussi passée par tout cela, et je dois vous avouer que je suis assez contente car à l’heure actuelle mon stock de tissu a drastiquement baissé et j’ai retrouvé de l’espace dans mon bureau et mes tiroirs, ainsi que dans ma tête! La couture est un loisir certes, mais j’ai aussi besoin d’y trouver du sens et je ne veux plus foncer sur les nouveautés sans réfléchir. Je ne juge personne cela dit!

Voilà ce que j’avais à vous dire sur ma nouvelle façon de percevoir mon hobbie de couture. Est-ce-que ce que je dis ici vous inspire quelque chose? Faites m’en part si c’est le cas!

Je vous bise!

 

 

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